
Les Etats-Unis sont un pays d’immigration par vagues successives, où coexistent plus ou moins harmonieusement diverses communautés. Ce contexte particulier suscite de nombreuses interrogations sur ce qu’est l’identité et inspire de nombreux artistes.
C’est le cas de Jhumpa Lahiri, Américaine fille d’immigrés indiens. Les personnages de premier son roman The Namesake (2003), des immigrés indiens de première et de deuxième génération, incarnent ce déchirement entre leur culture d’origine et leur nouvelle vie confortable à Cambridge, dans le Massachusetts. Jhumpa Lahiri, qui s’appelait à la naissance Nilanjana Sudeshna, insiste particulièrement dans ce roman sur les rapports entre les personnages et leur nom. Le fils de la famille Ganguli, par une série de hasards, voit son étrange prénom, destiné à un usage privé, devenir peu à peu officiel. Il s’appellera donc Gogol Ganguli, nom difficile à porter et qui ne signifie rien à ses propres yeux.
Jhumpa Lahiri, qui a animé des ateliers d’écriture créative à l’Université de Boston, signe un roman plein de finesse et aussi d’humour.
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