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	<title>le Blog des ateliers d'écriture Postskript</title>
	<link>http://www.postskript.com/blog</link>
	<description>écriture et création littéraire</description>
	<pubDate>Sat, 03 May 2008 08:56:04 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
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		<title>Le regard ultime</title>
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		<pubDate>Sat, 03 May 2008 08:53:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Heckmann</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[écriture]]></category>

		<category><![CDATA[Akutagawa]]></category>

		<category><![CDATA[beauté]]></category>

		<category><![CDATA[création]]></category>

		<category><![CDATA[écrire]]></category>

		<category><![CDATA[Kafka]]></category>

		<category><![CDATA[Kawabata]]></category>

		<category><![CDATA[mort]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un essai paru en 1933 et intitulé Le Regard ultime (Matsugo no me), l’écrivain japonais Yasunari Kawabata cite cet extrait de la Lettre adressée à un vieil ami, rédigée par Akutagawa avant son suicide:
L’univers où je vis en ce moment est transparent et limpide comme un bloc de glace et dominé par une nervosité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un essai paru en 1933 et intitulé <em>Le Regard ultime</em> (<em>Matsugo no me</em>), l’écrivain japonais Yasunari Kawabata cite cet extrait de la Lettre adressée à un vieil ami, rédigée par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ry%C5%ABnosuke_Akutagawa">Akutagawa</a> avant son suicide:</p>
<p><em>L’univers où je vis en ce moment est transparent et limpide comme un bloc de glace et dominé par une nervosité maladive. Hier soir, je me suis entretenu avec une putain à propos de son salaire, et j’ai ressenti profondément notre misère, à nous autres humains, réduits à «vivre pour gagner notre vie»… Je ne sais pas quand je parviendrai à avoir le courage de me donner la mort. Seulement, dans l’état où je suis, la nature humaine m’apparaît plus belle que jamais. Tu pourrais rire de moi, de la contradiction d’aimer cette nature et de vouloir me tuer. Cependant, si la nature est belle, c’est parce qu’elle se reflète dans mon regard ultime.</em></p>
<p>Kawabata commente ainsi ce passage : «Dans l’univers “transparent et limpide comme un bloc de glace” d’un moine qui médite, le bâton d’encens qui se consume peut faire retentir le bruit d’une maison qui s’embrase dans un incendie, et le bruissement de la cendre de l’encens qui tombe peut résonner comme un tonnerre. Il s’agit là d’une pure vérité. Le “regard ultime” fournit la réponse à bien des mystères dans le domaine de la création artistique.»</p>
<p>Le «regard ultime» correspond à la dernière image de ce monde vue par celui qui va le quitter, mais selon Kawabata un tel regard n’est pas réservé aux seuls mourants. C’est aussi le privilège de l’artiste de percevoir la réalité des choses avec cette extrême lucidité.</p>
<p>Il me semble que cette conception d’un «regard ultime» de l’artiste n’est pas étrangère à la tradition littéraire occidentale. C’est peut-être même le propre de l’écrivain accompli, qu’il soit poète, romancier ou dramaturge, de donner à voir la nature humaine et le monde transfigurés, du point de vue de celui qui s’en va, du point de vue de l’éternité. J’aimerais rapprocher du texte d’Akutagawa d’une note du <em>Journal</em> de Kafka :</p>
<p><em>En revenant à la maison, j’ai dit à Max que sur mon lit de mort, à condition que les souffrances ne soient pas trop grandes, je serai très content. J’ai oublié d’ajouter, et plus tard je l’ai omis à dessein, que ce que j’ai écrit de meilleur se fonde sur cette aptitude à pouvoir mourir content.</em></p>
<p>Je crois qu’en épousant le regard ultime, l’écrivain perçoit le monde tel qu’il est, derrière les apparences et la banalité, plus vivant et plus intense. C’est pour cela que l’approche ou la pensée de la mort ne crée chez lui ni angoisse ni tristesse mais au contraire incite à créer, à saisir les reflets de «l’univers transparent et limpide comme un bloc de glace» qu’il contemple.</p>
<p>Dans notre monde où la présence de la mort est effacée et niée, peut-être a-t-on besoin plus que jamais du «regard ultime» auquel l’art donne accès. Par l’écriture, on peut apprivoiser la mort pour que se manifeste la vraie beauté de la vie.</p>
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		<title>Lire, lire et encore lire!</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Apr 2008 12:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Heckmann</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

		<category><![CDATA[critique]]></category>

		<category><![CDATA[langue]]></category>

		<category><![CDATA[lecture]]></category>

		<category><![CDATA[Marcel Proust]]></category>

		<category><![CDATA[Valery Larbaud]]></category>

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		<description><![CDATA[Y a-t-il une méthode pour connaître un écrivain, pour comprendre son œuvre? J’ai lu aujourd’hui l’étude de Leo Spitzer sur «le style de Marcel Proust», et j’ai été frappé par le tout début de ce texte. Leo Spitzer y fait l’éloge d’un autre critique littéraire, E. R. Curtius. Ce faisant, il décrit sa conception du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Y a-t-il une méthode pour connaître un écrivain, pour comprendre son œuvre? J’ai lu aujourd’hui l’étude de Leo Spitzer sur «le style de Marcel Proust», et j’ai été frappé par le tout début de ce texte. Leo Spitzer y fait l’éloge d’un autre critique littéraire, E. R. Curtius. Ce faisant, il décrit sa conception du travail de critique. Ce qu’il dit de la lecture peut intéresser tous ceux qui veulent entrer dans l’intimité des œuvres et progresser dans la connaissance de la littérature :</p>
<p>Pour découvrir l’âme de Proust dans ses œuvres, Curtius emploie la méthode même que préconisait Proust (elle rejoint celle que je propose depuis des années) : le critique lit, déconcerté d’abord par l’étrangeté du style, s’arrête sur une «phrase en quelque sorte transparente» laissant deviner le caractère de l’artiste, trouve en poursuivant sa lecture une deuxième, puis une troisième phrase du même type, et finit par pressentir une «loi» dont l’application lui permettra de remonter aux «éléments psychiques du style d’un auteur». Il s’agit d’une recherche sur le «motif et le mot», recherche psycho-linguistique — j’ajouterai qu’à mon avis cette méthode (qu’on peut résumer ainsi : «lire, lire, et encore lire!») s’applique non seulement à Proust, mais à tout auteur dont on veut vraiment «comprendre» la langue. Cela implique évidemment qu’on se pénètre de la langue de l’auteur, surtout chez Proust. Je dirai de la langue de Proust ce que Valery Larbaud dit de l’acquisition graduelle d’une langue étrangère : «… cette langue, je l’ai apprise comme on obtient l’amour d’une femme».</p>
<p>Leo Spitzer, Études de style, Gallimard, 1970, p. 397.</p>
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		<title>L&#8217;enfer vu par un soupirail</title>
		<link>http://www.postskript.com/blog/lenfer-vu-par-un-soupirail/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 12:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Céline Servais-Picord</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

		<category><![CDATA[Barbey d'Aurevilly]]></category>

		<category><![CDATA[enfer]]></category>

		<category><![CDATA[imagination]]></category>

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		<category><![CDATA[suggestion]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans les Diaboliques  («&#160;Le Dessous de cartes d&#8217;une partie de whist&#160;»), Barbey d’Aurevilly emprunte la voix de l&#8217;un de ses personnages pour parler des crimes secrets, dont on ne fait que deviner l&#8217;existence&#160;: «&#160;Ce qui sort de ces drames cach&#233;s, &#233;touff&#233;s, que j’appellerai presque à transpiration rentr&#233;e, est plus sinistre, et d’un effet plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.postskript.com/blog/wp-includes/images/barbey.jpg" title="Barbey d'Aurevilly"/></p>
<p>Dans les <em>Diaboliques </em> («&nbsp;Le Dessous de cartes d&#8217;une partie de whist&nbsp;»), Barbey d’Aurevilly emprunte la voix de l&#8217;un de ses personnages pour parler des crimes secrets, dont on ne fait que deviner l&#8217;existence&nbsp;: «&nbsp;Ce qui sort de ces drames cach&eacute;s, &eacute;touff&eacute;s, que j’appellerai presque <em>à transpiration rentr&eacute;e</em>, est plus sinistre, et d’un effet plus poignant sur l’imagination et le souvenir, que si le drame tout entier s&nbsp;&#8217;&eacute;tait d&eacute;roul&eacute; sous vos yeux. Ce qu’on ne sait pas centuple l’impression de ce que l’on sait. Me tromp&eacute;-je&nbsp;? Mais je me figure que l’enfer, vu par un soupirail, devrait &ecirc;tre plus effrayant que si d’un seul et planant regard, on pouvait l’embrasser tout entier&nbsp;».</p>
<p>Ces phrases de Barbey sont riches d&#8217;enseignements pour tous ceux qui &eacute;crivent des fictions, m&ecirc;me lorsqu&#8217;il n&#8217;est pas question de crimes secrets. Sugg&eacute;rer plut&ocirc;t que tout montrer, laisser &agrave; l&#8217;imagination du lecteur la libert&eacute; d&#8217;interpr&eacute;ter ce qui n&#8217;a &eacute;t&eacute; qu&#8217;aperçu, voil&agrave; sans doute une des cl&eacute;s d&#8217;un bon texte.</p>
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		<title>Se mettre à écrire</title>
		<link>http://www.postskript.com/blog/se-mettre-a-ecrire/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 17:39:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Heckmann</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[écriture]]></category>

		<category><![CDATA[brouillon]]></category>

		<category><![CDATA[début]]></category>

		<category><![CDATA[inspiration]]></category>

		<category><![CDATA[Stendhal]]></category>

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		<description><![CDATA[
Finalement, ce qu&#8217;il y a de plus difficile pour celui qui veut écrire, c&#8217;est peut-être bien de commencer. La page blanche ou l&#8217;écran vide réveillent une angoisse, qui alimente à son tour la paresse puis le découragement&#8230;
Par où commencer ? Bien sûr, on peut tracer des plans, mais c&#8217;est au risque de perdre le plaisir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.postskript.com/blog/wp-includes/images/Stendhal_autoportrait.gif"  title="autoportrait de Stendhal"/></p>
<p>Finalement, ce qu&#8217;il y a de plus difficile pour celui qui veut écrire, c&#8217;est peut-être bien de <em>commencer</em>. La page blanche ou l&#8217;écran vide réveillent une angoisse, qui alimente à son tour la paresse puis le découragement&#8230;</p>
<p>Par où commencer ? Bien sûr, on peut tracer des plans, mais c&#8217;est au risque de perdre le plaisir d&#8217;inventer, de figer prématurément ses idées. En cherchant comment les écrivains ont résolu cette question, je suis tombé sur la description que fait Jean Prévost du travail de Stendhal. L&#8217;auteur de <em>La Chartreuse de Parme</em> a une méthode pour se mettre à écrire, dont on peut tirer profit quand on bute sur le problème du commencement : il s&#8217;agit justement d&#8217;éviter d&#8217;avoir à commencer, et pour cela, le mieux est de reprendre et de continuer.</p>
<p>Stendhal préfère aux brouillons la méthode des  «passages inducteurs» : il commence par rédiger de courts fragments, parfaitement écrits. Jean Prévost explique que ces fragments stimulent l&#8217;imagination alors que le plan la torture : «Un plan est une chose qu&#8217;il faut respecter, qu&#8217;il faut suivre en ajoutant du détail, qui oblige à recourir à la mémoire, qui tue l&#8217;imagination. Enfin ce plan n&#8217;a pas encore de nuances, il donne une matière lourde et informe qu&#8217;il faut relever. La note parfaite donne un détail, attire de loin d&#8217;autres détails : elle crée autour d&#8217;elle une cristallisation. Trouver quelques fragments parfaits, les réunir ensuite par une œuvre continue qui doit tout entière être au même niveau, c&#8217;est par excellence une méthode de poète.»</p>
<p>On peut opposer la spontanéité de Stendhal au perfectionnisme de Flaubert, qui entassait les brouillons et les ratures. Bien sûr, il n&#8217;y a pas qu&#8217;une méthode et chacun doit trouver, selon son caractère, les moyens qui lui permettent de se mettre dans des dispositions créatives. «Si, remarque Jean Prévost, pour l&#8217;écrivain qui se corrige, le grand effort vient après le premier jet, pour celui qui improvise, l&#8217;effort se place <em>avant l&#8217;instant d&#8217;écrire</em>.»</p>
<p>Jean Prévost détaille différents stimulants de l&#8217;écriture, auxquels on peut recourir comme Stendhal, quand on ne sait pas par où commencer : «Une œuvre d&#8217;un autre art, une note personnelle, un fragment d&#8217;une autre œuvre exaltent des sensations ou des impressions auxquelles réplique l&#8217;acte d&#8217;écrire. Ces excitations proposent à l&#8217;esprit un niveau à maintenir ou à dépasser. Le <em>la</em> est donné, l&#8217;air va suivre. Nous ne surprendrons jamais Stendhal en train de commencer ; toujours il reprend ou il continue. De même en musique, Haydn ou Bach n&#8217;improvisent bien que par variations.»  Il arrivait aussi à Stendhal de traduire, de recopier, de relire une page déjà écrite, ou encore de décrire une gravure. Il avoue lui-même : «Mon esprit est un paresseux qui ne demande pas mieux que s&#8217;accrocher à une chose moins difficile que de composer.»</p>
<p>Stendhal nous invite à prendre des chemins de traverse pour contourner l&#8217;obstacle de la page blanche. C&#8217;est en écrivant qu&#8217;on se met à écrire, et pas en se demandant comment commencer !</p>
<p><em>(illustration : Autoportrait de Stendhal aux lunettes. Manuscrit de </em>Lucien            Leuwen<em>)</em></p>
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		<title>Postskript et la semaine de la langue française</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Mar 2008 12:36:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Céline Servais-Picord</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ateliers d'écriture]]></category>

		<category><![CDATA[amitié]]></category>

		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>

		<category><![CDATA[rencontre]]></category>

		<category><![CDATA[semaine de la langue française]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pendant la Semaine de la langue française, Postskript vous invite &#224; &#233;crire sur le th&#232;me de l&#8217;amiti&#233;. Pour participer, il suffit de s&#8217;inscrire &#224; le r&#233;seau social litt&#233;raire de Postskript, o&#249; il est possible de publier ses textes et d&#8217;en discuter avec d&#8217;autres participants.
Ne manquez pas cette rencontre, qui aura lieu du 14 au 24 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.reseau.postskript.com" alt="Atelier &eacute;crire l'amiti&eacute;"><img src="http://www.postskript.com/blog/wp-includes/images/postskriptslf.jpg"  title="semaine de la langue fran&ccedil;aise"/></a></p>
<p>Pendant la <a href="http://www.semainelf.culture.fr/index.php" alt="semaine de la langue fran&ccedil;aise">Semaine de la langue française</a>, Postskript vous invite &agrave; &eacute;crire sur le th&egrave;me de l&#8217;amiti&eacute;. Pour participer, il suffit de s&#8217;inscrire &agrave; le <a href="http://www.reseau.postskript.com" alt="r&eacute;seau social litt&eacute;raire"><strong>r&eacute;seau social litt&eacute;raire</strong></a> de Postskript, o&ugrave; il est possible de publier ses textes et d&#8217;en discuter avec d&#8217;autres participants.<br />
Ne manquez pas cette rencontre, qui aura lieu du <strong>14 au 24 mars</strong> !</p>
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		<title>Comment écrit-on un roman?</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jan 2008 20:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Heckmann</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ateliers d'écriture]]></category>

		<category><![CDATA[écriture]]></category>

		<category><![CDATA[création]]></category>

		<category><![CDATA[Douglas Kennedy]]></category>

		<category><![CDATA[fiction]]></category>

		<category><![CDATA[Graham Greene]]></category>

		<category><![CDATA[romancier]]></category>

		<category><![CDATA[Somerset Maugham]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour l'écrivain Douglas Kennedy, c'est en écrivant qu'on apprend à écrire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.postskript.com/blog/wp-includes/images/La_femme_du_Ve.jpg" alt="Douglas Kennedy, La Femme du Ve" /></p>
<p><strong>Douglas Kennedy</strong>, né à Manhattan en 1955, est l&#8217;auteur de nombreux romans, dont <em>La Femme du Cinquième</em> et <em>Les Charmes discrets de la vie conjugale</em>. Lorsqu&#8217;il &eacute;tait &eacute;tudiant &agrave; l&#8217;Universit&eacute; du Maine, il avait la r&eacute;putation de poser les questions auxquelles nul ne peut r&eacute;pondre&nbsp;: <strong>comment &eacute;crit-on un roman&nbsp;?</strong> Comment trouve-t-on une id&eacute;e&nbsp;? Comment d&eacute;velopper une narration&nbsp;?</p>
<p>C&#8217;est finalement chez ses &eacute;crivains favoris qu&#8217;il a trouv&eacute;, non pas des r&eacute;ponses toutes faites, mais des mod&egrave;les &agrave; suivre. De <strong>William Somerset Maugham</strong>, il a retenu cet aphorisme&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il y a trois r&egrave;gles fondamentales pour &eacute;crire un roman&#8230; mais le probl&egrave;me est que personne ne les conna&icirc;t&nbsp;!&nbsp;&raquo; Douglas Kennedy a &eacute;galement pris pour ma&icirc;tre <strong>Graham Greene</strong>, dont il a adopt&eacute; la m&eacute;thode&nbsp;: &eacute;crire 500 mots par jour, tous les jours sauf le dimanche.</p>
<p>Douglas Kennedy s&#8217;est rendu compte qu&#8217;on ne répondait pas à une question comme &laquo;&nbsp;comment &eacute;crit-on un roman&nbsp;?&nbsp;&raquo; autrement qu&#8217;en se mettant soi-m&ecirc;me &agrave; &eacute;crire. La th&eacute;orie n&#8217;est d&#8217;aucun recours quand on cherche sa voix, son style, quand on veut cr&eacute;er une &oelig;uvre personnelle. Seule compte la pratique, r&eacute;guli&egrave;re, m&eacute;thodique, de l&#8217;&eacute;criture. C&#8217;est pour cela qu&#8217;on appelle <strong>ateliers d&#8217;&eacute;criture</strong> les formations &agrave; l&#8217;&eacute;criture litt&eacute;raire&nbsp;: il ne peut s&#8217;agir de &laquo;&nbsp;cours d&#8217;&eacute;criture&nbsp;&raquo; qu&#8217;on recevrait passivement. L&#8217;atelier d&#8217;&eacute;criture, comme l&#8217;atelier du peintre, est un lieu de d&eacute;couverte pratique, d&#8217;exp&eacute;rimentation, o&ugrave; l&#8217;on apprend un art en s&#8217;y essayant.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Hommage &#224; Halld&#243;r Laxness</title>
		<link>http://www.postskript.com/blog/hommage-a-halldor-laxness/</link>
		<comments>http://www.postskript.com/blog/hommage-a-halldor-laxness/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Jan 2008 15:18:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Céline Servais-Picord</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

		<category><![CDATA[Laxness]]></category>

		<category><![CDATA[Nobel]]></category>

		<category><![CDATA[sagas]]></category>

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		<description><![CDATA[Le grand &#233;crivain islandais est mort il y a dix ans.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.postskript.com/blog/wp-includes/images/laxness.jpg"/>
<p>Halld&oacute;r Laxness, laur&eacute;at du prix Nobel de litt&eacute;rature en 1955, est un &eacute;crivain remarquable qui a su parler de son temps tout en retrouvant l&#8217;esprit et la forme du genre narratif islandais. Ceux qui aiment le genre un peu sec des sagas liront donc avec beaucoup de plaisir&nbsp;<span style="font-style: italic;">La Saga des Fiers-&agrave;-Bras</span> ou <span style="font-style: italic;">La Cloche d&#8217;Islande</span>, deux des chefs-d&#8217;&oelig;uvre de Laxness (qui pr&eacute;sentent l&#8217;avantage d&#8217;&ecirc;tre traduits en fran&ccedil;ais&#8230;).</p>
<p>
<p><span style="font-style: italic;">La Cloche d&#8217;Islande</span>, longue trilogie centr&eacute;e sur trois personnages bien diff&eacute;rents, aborde les th&egrave;mes de l&#8217;ind&eacute;pendance perdue, de l&#8217;honneur, de la m&eacute;moire du peuple islandais qui, depuis le Moyen-&Acirc;ge, &eacute;crit et r&eacute;cite les &oelig;uvres du pass&eacute;. La trame du r&eacute;cit est essentiellement juridique, et l&#8217;action avance au fur et &agrave; mesure des proc&egrave;s et des actions en appel. Pas de place &agrave; l&#8217;analyse psychologique. C&#8217;est aux actes que l&#8217;on peut deviner le sentiment des personnages, mais cela n&#8217;a gu&egrave;re d&#8217;importance dans une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; tout, y compris l&#8217;amour, est affaire de contrat. L&#8217;essentiel, c&#8217;est de garder les apparences : pas vu, pas pris.<br /> On retrouve cette s&eacute;cheresse dans la moindre phrase. Laxness prend plaisir &agrave; emmener le lecteur sur une piste puis, d&#8217;une mani&egrave;re tr&egrave;s sarcastique, &agrave; le d&eacute;cevoir ou &agrave; le surprendre au dernier mot.</p>
<p>
<p> Halld&oacute;r Laxness est d&eacute;c&eacute;d&eacute; il y a dix ans. Il est un mod&egrave;le pour les Islandais, peuple peu nombreux qui a pourtant une grande vitalit&eacute; litt&eacute;raire (les Fran&ccedil;ais devraient peut-&ecirc;tre regarder de ce c&ocirc;t&eacute;). Mais c&#8217;est un mod&egrave;le souvent per&ccedil;u comme trop grand, trop impressionnant par les &eacute;crivains islandais d&#8217;aujourd&#8217;hui. Je suis curieuse de voir qui va oser prendre la rel&egrave;ve.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le besoin d&#39;&#233;crire</title>
		<link>http://www.postskript.com/blog/le-besoin-d-ecrire/</link>
		<comments>http://www.postskript.com/blog/le-besoin-d-ecrire/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2007 13:23:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Heckmann</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[écriture]]></category>

		<category><![CDATA[art]]></category>

		<category><![CDATA[création]]></category>

		<category><![CDATA[imagination]]></category>

		<category><![CDATA[littérature]]></category>

		<category><![CDATA[message]]></category>

		<category><![CDATA[Paul Valéry]]></category>

		<category><![CDATA[sens]]></category>

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		<description><![CDATA[Le besoin d'&#233;crire est une force qui, selon Paul Val&#233;ry, prime sur la volont&#233; de d&#233;livrer un message.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Paul Val&eacute;ry note dans <em>Tel Quel</em> que &laquo; la litt&eacute;rature est pleine de gens qui ne savent au juste que dire, mais qui sont forts de leur besoin d&#8217;&eacute;crire. &raquo; Cette remarque para&icirc;t bien s&eacute;v&egrave;re au premier abord&nbsp;: le po&egrave;te semble condamner une forme de vanit&eacute; de la litt&eacute;rature. </p>
<p>Cependant, dans un article de <em>Figures I</em>, le critique litt&eacute;raire G&eacute;rard Genette nous invite &agrave; reconsid&eacute;rer cette d&eacute;claration sous un jour plus positif&nbsp;: le &laquo; besoin d&#8217;&eacute;crire &raquo; est assimil&eacute; par Val&eacute;ry &agrave; une&nbsp;&laquo; force &raquo;. Une force vide, puisque le besoin d&#8217;&eacute;crire prime ici sur l&#8217;envie de communiquer un message ou un sens. Mais cette force est essentielle pour mener &agrave; bien un travail de cr&eacute;ation litt&eacute;raire.</p>
<p>Certains passages des meilleurs romans, certains des plus beaux vers des po&egrave;tes agissent sur nous sans nous apprendre grand chose. Il ne faut pas toujours avoir quelque chose &agrave; dire pour se mettre &agrave; &eacute;crire, et &agrave; l&#8217;inverse, certaines &oelig;uvres sont g&acirc;t&eacute;es parce que l&#8217;auteur veut trop en dire. Le <em>besoin d&#8217;&eacute;crire sans savoir quoi</em> laisse libre cours &agrave; l&#8217;imagination, &agrave; la fantaisie, &agrave; la cr&eacute;ation. C&#8217;est cette force-l&agrave; qui permet &agrave; l&#8217;&eacute;criture de rester un art, libre par rapport aux concepts comme l&#8217;est la musique, alors que la tentation est toujours grande, quand on manipule des mots, de se laisser enfermer dans un message, dans le carcan des id&eacute;es.</p>
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		<title>Nouveaux ateliers d&#39;&#233;criture en janvier</title>
		<link>http://www.postskript.com/blog/nouveaux-ateliers-d-ecriture-en-janvier/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Dec 2007 13:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Céline Servais-Picord</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[ateliers d'écriture]]></category>

		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>

		<category><![CDATA[Chine]]></category>

		<category><![CDATA[Compostelle]]></category>

		<category><![CDATA[Lu Ji]]></category>

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		<description><![CDATA[Postskript propose deux nouveaux ateliers d'&#233;criture en janvier 2008: <a href="http://www.atelier-ecriture.postskript.com/atelier-ecrire-compostelle.html">Ecrire Compostelle</a> et <a href="http://www.atelier-ecriture.postskript.com/maitres-de-la-chine-ancienne.html">Ecrire &#224; l'&#233;cole des ma&#238;tres de la Chine ancienne</a>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.atelier-ecriture.postskript.com/atelier-ecrire-compostelle.html"><img src="http://www.atelier-ecriture.postskript.com/images/stories/ateliers/ecrirelechemindecompostelle.gif" alt="ecrire compostelle"/></a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<a href="http://www.atelier-ecriture.postskript.com/maitres-de-la-chine-ancienne.html"><img src="http://www.atelier-ecriture.postskript.com/images/stories/ateliers/ecriture-chine.gif" alt="Chine"/></a></p>
<p>Nouvelle ann&eacute;e, nouveaux ateliers. En janvier 2008, Postskript lance deux nouveaut&eacute;s&nbsp;: <a href="http://www.atelier-ecriture.postskript.com/atelier-ecrire-compostelle.html" title="ecrire compostelle">&#8220;&eacute;crire Compostelle&#8221;</a> et <a href="http://www.atelier-ecriture.postskript.com/maitres-de-la-chine-ancienne.html">&#8220;&eacute;crire avec les ma&icirc;tres de la Chine ancienne&#8221;</a>.</p>
<p>Le premier atelier s&#8217;adresse aux marcheurs qui ont parcouru le chemin de Saint-Jacques et qui souhaitent le prolonger en compagnie des &eacute;crivains qui parlent de cette exp&eacute;rience, d&#8217;Aymeri Picaud &agrave; nos jours.</p>
<p>Le second atelier s&#8217;appuie sur la sagesse et l&#8217;art po&eacute;tique des Chinois de l&#8217;&acirc;ge classique. Malgr&eacute; la distance g&eacute;ographique et temporelle, ces &eacute;crivains livrent avec finesse et humour des conseils d&#8217;&eacute;criture encore utiles aujourd&#8217;hui. &#8220;Le po&egrave;te frappe sur le silence pour produire un son&#8221;, dit Lu Ji, invitant ainsi les &eacute;crivains &agrave; explorer en eux-m&ecirc;mes les sources cach&eacute;es de l&#8217;inspiration.</p>
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		<title>Le romancier et ses personnages</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2007 10:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hubert Heckmann</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

		<category><![CDATA[fiction]]></category>

		<category><![CDATA[personnage]]></category>

		<category><![CDATA[réalité]]></category>

		<category><![CDATA[romancier]]></category>

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		<description><![CDATA[La cr&#233;ation d&#8217;un personnage de fiction est intimement li&#233;e &#224; l&#8217;exp&#233;rience personnelle de l&#8217;auteur.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.postskript.com/blog/wp-includes/images/Dali_le_navire.gif" alt="Dali, Le navire" title="Dali, Le navire"/></p>
<p>Quand on lit un roman, on peut se demander quelle est la part de v&eacute;rit&eacute; d&rsquo;une situation ou d&rsquo;un personnage : combien le romancier a-t-il mis de sa propre exp&eacute;rience du monde dans ses cr&eacute;atures&nbsp;? Dans un essai intitul&eacute; <i>Le Romancier et ses personnages</i>, Fran&ccedil;ois Mauriac soutient que &laquo;&nbsp;les h&eacute;ros de romans naissent du mariage que le romancier contracte avec la r&eacute;alit&eacute;. Ces formes, que l&rsquo;observation nous fournit, ces figures que notre m&eacute;moire a conserv&eacute;es, nous les emplissons, nous les nourrissons de nous-m&ecirc;mes, ou, du moins, d&rsquo;une part de nous-m&ecirc;mes.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ainsi, en cr&eacute;ant un personnage, le romancier ne se contente pas d&rsquo;imiter et de travestir des situations d&eacute;j&agrave; v&eacute;cues et connues. Pour cr&eacute;er un personnage de fiction, il ne faut pas prendre pour mod&egrave;le le cours unique de sa vie r&eacute;elle. Au contraire, on doit s&rsquo;efforcer de prolonger son exp&eacute;rience par l&rsquo;imagination&nbsp;: c&rsquo;est avec les directions infinies de ses vies possibles qu&rsquo;on cr&eacute;e un personnage. L&rsquo;art du roman peut &ecirc;tre d&eacute;fini comme une autobiographie du possible.</p>
]]></content:encoded>
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	</channel>
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